Aujourd’hui de plus en plus de types de masages sont proposés dans les instituts et il n’est pas toujours simple de les différencier.
La stone therapy
Il s’agit d’un masage aux pierres chaudes. En traversant les siècles et les continents, ce soin est parvenu jusqu’à nous sous le nom de stone therapy et réactualisé par Mary Nelson au début des années 1990. Diplômée du Deserte Institute of The Healing Arts en Arizona, elle invente un massage purifiant et détressant qui combine des mouvements de glisse et des oppositions de galets chauds sur le corps huilé. En créant une dilatation des capillaires , la chaleur augmente le métabolisme et accélère le rythme cardiaque. Boostée, la circulation sanguine et lymphatique oxygène les tissus et les nettoie de leurs toxines. Si vous souffrez de problèmes veineux, utilisez des pierres de marbres glacées pour le massage. Il suffit pour cela de les laisser quelques heures dans votre congélateur.
Le shiatsu
« Shi » : doigts de la main ; « atsu » : pression
Les techniques de guérison fondamentale du masage Shiatsu sont originaires de l’ancienne Chine et ont été exportées plus tard au Japon. Le shiatsu n’a été introduit en Occident que dans les années 60 par les disciples de Masunaga et Namikoshi. Le shiatsu est une synthèse des principes du judo, du do-in (auto-massage) et du massage ancestral asiatique (amma).
Le Shiatsu, parfois appelé « acupuncture sans aiguile » ou « acupressure », est basé sur le principe du Yin et du Yang et la théorie des méridiens ou courants d’énergie. Le corps humain est sillonné de lignes invisibles – les méridiens – le long desquelles circule l’énergie du corps ou « ki » et qui constituent en quelque sorte le prolongement des organes internes.
Les 361 tsubos, qui sont des points le long de ces lignes, sont connectés avec différentes sorties de nos systèmes à la fois physiques (les 9 répertoriés par la médecine) et mentaux. Ainsi, le shiatsu permet, sur simple pression des doigts sur ces points le long des méridiens d’acupuncture, de déceler un excès ou un manque d’énergie et de rétablir le flux naturel et soulager les douleurs, la tension et la fatigue, ainsi que les symptômes de certaines maladies.
Les méridiens servent de canaux d’évacuation des toxines et des excès, produits par l’auto-nettoyage perpétuel des cellules, dès lors que les organes d’élimination (reins, poumons, intestins) ne font plus leur travail correctement.
Le massage ayurvédique
La philosophie imprégnant tous les comportements, sociaux, religieux, alimentaires ou médicaux, le massage en Inde est aussi naturel que l’alimentation ou la respiration et est ainsi présent partout et quotidiennement. Les mères sont massées quotidiennement 40 jours après l’accouchement et leurs enfants jusqu’à 3 ans. Les enfants apprennent très jeunes à masser leurs aînés. La séance de massage est familiale et hebdomadaire. Le masage ayurvedique, composé de tapotements, frictions, pétrissages et pressions sur des points précis, fait partie de l’immense panoplie de soins de la médecine indienne ou ayurvédique (ayurveda signifie science de la longévité) qui possède une grande science des mélanges d’huiles, d’épices, d’herbes médicinales et de poudres de pierres précieuses qu’elle adapte en fonction des tempéraments, des saisons et des dérèglements.
La réflexologie plantaire
Connu également sous les noms « thérapie de zones » ou « thérapie de points de pression », la réflexologie est une des rares thérapies procurant un soulagement grâce à une application éloignée de l’organe en question. Elle est une méthode rapide et précise de diagnostic et de traitement.
Les organes d’une même zone sont souvent reliés et les réflexes concernés, autant que les réflexes affectés, peuvent dévoiler un blocage, par exemple, des yeux et des reins qui sont dans la même zone. En effet, chaque organe et muscle du corps est relié par un canal d’énergie à un point réflexe très repérable sur la voûte plantaire, la main ou l’oreille. Les points sont localisés exactement aux mêmes endroits que les organes ou muscles occupent dans le corps : une grande connaissance de l’anatomie et donc indispensable car les organes du corps sont bien souvent situés l’un sur l’autre ou se chevauchent.
L’équilibre caractérisant la bonne santé se traduit notamment par la circulation sans entrave du sang. La réflexologie traite les maladies fonctionnelles dans lesquelles l’organe perturbé dans sa vascularisation et son innervation fonctionne mal. Il se produit alors un blocage dans le courant d’énergie et des dépôts cristallins se constituent aux points réflexes représentant l’organe où le dysfonctionnement se déclare.
On peut avec certitude sentir ces dépôts, ces tensions, ces indurations, en exerçant correctement une pression là où les lignes émergent à la surface (ce qui constitue un diagnostic de tout le système corporel), et y remédier par un massage, pression approprié en durée et en intensité. L’action manuelle sur les points réflexes des zones plantaires agit par le réflexe cuti-viscéral : la pression entraîne une onde qui emprunte la voie afférente sensitive du nerf rachidien puis atteint la moelle épinière, gagne l’encéphale pour arriver à l’hypothalamus, régulateur du système neurovégétatif.
L’encéphale traite alors les informations et induit dans l’organisme des réactions physiologiques rétablissant l’homéostasie c’est à dire l’équilibre…
Le drainage lymphatique manuel ou DLM
Mis au point par le physiothérapeute danois Emil Vodder, le DLM a été utilisé pour la première fois en 1932. Il consiste à masser le long des collecteurs lymphatiques par petits mouvements circulaires délicats tout en tirant légèrement sur la peau (technique « pattes de chat »). Ce type de massage est notamment recommandé si vous avez le visage boursouflé ou les yeux cernés.
Le drainage lymphatique a pour objectif de favoriser l’élimination des toxines de la lymphe, en mobilisant les tissus lymphatiques par des massages lents et régulier sur l’ensemble du corps, ce qui entraîne les toxines vers le système circulatoire, et de là vers les organes excréteurs. Le drainage lymphatique est souvent pratiqué par des kinésithérapeutes.
Le massage suédois
Ce massage est d’origine suédoise, pays d’avant-garde dans le domaine de l’hygiène corporelle. Pehr Heinrick Ling ouvre la première école de massage suédois au début du XXe siècle. Ayant pour objectif de créer sur le corps les mêmes effets que ceux obtenus par la gymnastique, il engendre un ordre et un type de manoeuvres spécifiques qui sera désigné comme le massage suédois. Ce massage procède de la kinésithérapie classique consistant en un massage sportif, rééducatif et médical.
Le masage suédois vise à maximiser la capacité d’action du corps. Il améliore la circulation sanguine car il favorise le retour du sang vers le coeur. Il améliore la circulation lymphatique, la nutrition et l’élimination cellulaires.
Habituellement, les gestes du massothérapeute en suédois sont énergiques et volontaires. C’est une approche dynamique et directive.
La règle de base est de toujours ramener le sang vers le coeur, c’est-à-dire dans le sens des aiguilles d’une montre, en utilisant la force centripète.
En massage suédois, la peau est le médium utilisé pour apporter le soulagement de la douleur musculaire. La chaleur de la main dilate les vaisseaux sanguins et en augmente le débit.
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